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Tout savoir sur l’histoire du gin

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En tant qu’expert spiritueux, il nous apparait évident de vous expliquer chaque étape du gin au fur et à mesure de cet article, pour que la dernière phrase soit une page fermée de tout ce que vous devez savoir sur cet élixir si riche en diversité.

Maintenant, laissez place au savoir et savourez votre gin en même temps.

Partie I: l’histoire du gin

C’est en 1550 qu’on commence à trouver des traces de ce qu’on appellera plus tard, le gin.
A l’origine, on utilisait, pour se soigner de certains maux, de l’eau- de-vie de baies de genévrier. Un néerlandais, Lucas Bols comprit le potentiel de celle-ci, et décida alors de créer sa propre distillerie à Amsterdam, toujours existante aujourd’hui. Cet alcool prit le nom de Genever et commença à être exporté dans les autres pays d’Europe.

Quelques années plus tard, la révolte des Pays-Bas éclata face aux Espagnols. La légende dit que les soldats néerlandais buvaient du Genever afin d’être vaillant au combat, ce qui lui vaudra son nom de “dutch courage” , ou “courage hollandais” par les anglais qui se battaient à leur côté.

De retour en Angleterre, le roi Guillaume III comprit l’intérêt des spiritueux pour l’économie. Il fait donc interdire l’importation des brandies étrangers * et décrète que chaque habitant de son royaume à l’autorisation de distiller son propre alcool et fait abroger les taxes sur le gin.

Étant un alcool de céréales, et le blé poussant en abondance en Angleterre, le gin se répand alors dans tout le royaume, multipliant par 10 sa consommation entre 1690 et 1730.
Dans le centre de Londres, l’alcoolisme crée un climat sombre et inquiétant. On compte 7000 magasins où l’on pouvait acheter ce spiritueux. Les faits divers se multiplient, tous liés de près ou de loin à ce commerce intensif du gin. Les femmes trouvent à cette époque, une nouvelle indépendance : elles distillent et vendent leur gin, leur permettant d’éviter les métiers de femmes de chambres ou de prostitués.

Le gin est de moins en moins qualitatif : distillé dans des baignoires en cuivre, coupé au vitriol**, il devient un poison et la source de nombreux décès et de cas de folie. Le cas Judith Dufour tira le signal d’alarme. Cette mère tua son bébé afin de revendre ses vêtements pour pouvoir acheter de l’alcool. Le parlement prit conscience de l’impact de l’alcool sur la société.

En 1751, le Gin Act permet de réguler la consommation de spiritueux, en interdisant la distillation et la vente sans licence. Le but est de réduire les excès dans les boutiques lugubres, au profit de grands pubs où la qualité prône sur la quantité.

Bien que les lois ne calment pas tout de suite les folies du gin, cela permet au fur et à mesure d’encadrer la production et d’augmenter la qualité de l’alcool (beaucoup plus doux à l’époque). La plus ancienne distillerie est celle de Booth’s, datant de 1740. Gordon’s, créé en 1769, garde le monopole du marché du gin dans le monde suivi de Tanqueray ou encore Beefeater.

L’histoire en peinture

Cette gravure, Gin Lane”, de l’artiste Hogarth, représente les dérives liées au gin. On y voit un quartier de Londres engloutie par l’ivresse. La folie et l’indécence des personnages représentés est pourtant bien réelle: des bagarres, des corps inertes dépouillés pour l’argent, des femmes ne s’occupant plus de leurs enfants. Il y a même un mendiant qui se dispute un os avec son chien, preuve que la population de Londres est presque revenue à l’état de bête. C’est d’ailleurs ce que les quelques vers de James Townley, qui accompagne la gravure, exprime : “Gin cursed fiend, with fury fraught ; makes human race prey ; it enters by a deadly draught ; and steals our life away” , qui veut approximativement dire “Gin maudit démon, avec une fureur pleine; fait de la race humaine une proie; il entre par un courant d’air mortel; et vole notre vie “.

Au 19ème siècle, les marins britanniques inventent le très célèbre gin tonic : un moyen agréable de consommer de la quinine afin de lutter contre la malaria***. En Europe, ce sont les bartenders qui redonnent au gin ses lettres de noblesse. Il entre en effet dans la composition de nombreux cocktails dont le célèbre Martini de James Bond.

Le gin aujourd’hui.

Dans les années 80, le gin connaît de nouveau une période sombre, tout comme le cocktail d’ailleurs. La qualité n’est pas au rendez-vous et l’offre est très pauvre. Quant aux gin tonic servis notamment en boîte de nuit dans des “verres tubes”, ils laissent aujourd’hui encore un souvenir amer à toute une génération.

Verre tube

La révolution du gin, aujourd’hui.

Malgré un parcours du combattant pour revenir sur le devant de la scène, le gin fait un retour plus que remarqué depuis quelques années. S’il a longtemps été considéré comme une spécialité britannique, on le retrouve massivement aujourd’hui dans des pays comme l’Espagne, la Belgique, les États-Unis ou la France. Ces derniers sont d’incroyables producteurs de très beaux gins premium que le Bar à Papa se ravit de vous présenter. En cocktail, sur glaçons ou bien même en cuisine, le gin surprend et ravit les papilles.

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